Les difficultés à Bénarès

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BÉNARÈS, UNE VILLE HAUTEMENT SYMBOLIQUE MAIS TOUCHÉE PAR DE NOMBREUSES DIFFICULTÉS...

Bénares (aussi appelé Varanasi) est la ville la plus importante de l’hindouisme, elle est aussi celle qui attire le plus de pauvres.

Les problèmes socio-économiques, religieux, culturels et politiques rencontrés habituellement en Inde y sont particulièrement sensibles.

Les discriminations liées aux castes sont durement ressenties. L'exploitation des femmes et des intouchables, le travail des enfants, le mariage des enfants et les tentatives d’assassinat, liées aux affaires de dot, sont monnaie courante.
Des centaines d'enfants et d'adolescents, souvent victimes de violence, n'ont pas d'autres choix que d'exercer divers petits métiers, vols, rackets et prostitution pour que leur famille puisse manger.

De plus l'accès aux soins médicaux laisse à désirer. Dans la plupart des cas payants, les soins prodigués par les systèmes de santé ne s’adressent pas aux populations des bidonvilles et sans logis. Membre fondateur de Bénarès Amitié, Siou Garçon constate cette demande importante au niveau de l’accès aux soins.

LA MÉDECINE EN INDE

L’accès aux soins médicaux est quasi inexistant pour les habitants des bidonvilles et sans logis.
Même si les structures sont insuffisantes, elles existent. De nombreux hôpitaux publics sont présents à Bénarès.

Le principal barrage reste le manque d’argent.
Les frais d’hospitalisation sont inabordables pour une personne qui n’a déjà pas de quoi s’alimenter et nourrir sa famille.
Sans oublier qu’en Inde, les repas et les médicaments ne font pas partie des services dispensés par l’hôpital.
La famille du malade doit lui apporter sa nourriture et ses médicaments. Pour les personnes isolées, cela complique encore les choses.
A ces dépenses s’ajoutent celles du suivi médical.

LES PATHOLOGIES EN INDE
Ils s’agit de pathologies liées à la pauvreté.
Des causes souvent liées à une alimentation déséquilibrée et des difficultés d’accès à l’eau potable.
Elles ont un fort impact sur les risques de mortalité.
Diarrhée
Gastro-entérite aigue
Thyphoïde
Hépatites
Dysenterie
Bronchite
Lèpre
Brûlures
Tuberculose
Paludisme
VIH Sida
Malformations congénitales
Tumeurs….

Autant dire que les personnes pauvres et malades se trouvent souvent confrontées à un difficile dilemme : se soigner ou se nourrir.

Personne ne devrait avoir à choisir. L’accès aux soins est un droit.

Bénarès Amitié a besoin de vous pour continuer à améliorer leur qualité de vie et financer leur prise en charge médicale.

LES FEMMES INDIENNES, TROP SOUVENT VICTIMES

Le cas des femmes est particulièrement inquiétant.
Les familles indiennes préfèrent voir naître un garçon car celui-ci restera avec sa famille alors que la fille sera mariée et partira.

La dénutrition touche beaucoup plus les filles, elles souffrent d’un moins bon suivi médical. Tous ces enfants et ces femmes peuvent être pris en charge, mais les moyens manquent.

Les violences faites aux femmes indiennes concernent environ 80 % des foyers. Malgré les textes qui précisent l’égalité entre hommes et femmes, la situation des femmes dans les campagnes essentiellement est souvent déplorable.

Une dot jugée insuffisante par la belle-famille peut avoir de graves conséquences. Les jeunes femmes mariées puis brûlées vives par une belle-famille insatisfaite de la dot se multiplient ces dernières années. L’état de l’Utah Pradesh où se situe Bénarès détient le record de femmes qui meurent brûlées (3000 femmes/an).
85 à 90 % des personnes hospitalisées à l’unité des grands brûlés du département de la chirurgie esthétique de l’hôpital de Bénarès Hindu University sont des femmes brûlées pour un problème de dot. Elles ont été enflammées avec du kérosène et leur corps est brûlé à 60%, ce qui entraîne presque toujours la mort.

Pourtant, demander, donner ou recevoir une dot aujourd'hui est illégal et cela depuis 1961, c'est donc une tradition indienne profondément ancrée. Il faut savoir que la dot, initialement devait être utilisée par la fille en cas de difficultés. On est donc loin du schéma présenté.

Aujourd’hui, la dot est immédiatement saisie par le mari et la belle-famille. Les exigences de la belle-famille ne cessent de croître si bien que si la dot est estimée insuffisante, ils tentent « d’éliminer la jeune-femme ». Dans un premier temps, pour menacer la famille de la fille et ensuite pour s’en débarrasser définitivement et permettre ainsi au mari de se remarier.

Nous ne sommes pas en droit de juger la moralité de ces actions mais nous pouvons redonner une dignité à ces jeunes femmes en leur permettant l'accès aux soins, les moyens de retrouver une autonomie, par l’alphabétisation et l’apprentissage d’un métier.

LE GANGE, RIVIÈRE SACRÉE MAIS SOURCE DE NOMBREUSES MALADIES

En Inde, coule le Gange qui est un fleuve sacré à Bénarès. Depuis l’âge d’or, il y a 5000 ans environ, près de 60 000 pèlerins descendent tous les jours sur les ghâts, pour y prier.
On le regarde, on le touche, on s'y baigne et on boit son eau.

Il y a deux façons de considérer le Gange:
- Le premier aspect est purement spirituel et religieux.
Certains indiens pensent que la sacralité du Gange le purifie pour l’éternité. Son contact apporterait la salutation. Alors, ils s’y baignent, s’y lavent, y lavent leur vaisselle et leur linge. Mais ce n’est pas tout…Les cendres des morts rejoignent également l’eau du Gange et certains corps sont directement mis à l’eau.
La face spirituelle du Gange contribue, dans une certaine mesure, à la destruction physique du fleuve.

- Le second aspect du Gange est son impact sur la santé et l'environnement.
Le Gange est le fleuve le plus pollué et un des plus menacés au monde. A certains endroits, l'eau ne contient plus d'oxygène, rendant toute vie aquatique impossible. Près d'un tiers des égouts se déversent sans traitement dans le fleuve. Toute l'eau sale de la ville va au Gange. Le taux de bactéries coliformes, provenant des excréments humains, avoisine les 1.5 millions par 100 ml d'eau.
Alors que pour la baignade, selon l'Organisation Mondiale de la Santé, ce chiffre ne devrait pas dépasser les 500 et pour être bue, l'eau ne devrait en contenir aucune.

C'est précisément cette bactérie qui est à l'origine des maladies liées à l'eau : choléra, hépatites, diarrhée.
Une étude récente estime que 66 % des habitants de la ville qui ont un contact quotidien avec le fleuve souffrent de gastro-entérite aiguë, de dysenterie, de typhoïde, d'hépatite A.

S'y ajoutent les métaux lourds, les carcasses d'animaux, les différents polluants chimiques...